Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Un parfum caressait l'air.
La lune pâle,
Son sol rocheux comme chair,
Arrachait aux cieux presque un râle.
Un moment privilégié.
Fuite d'Amour
Aux médianes bleutées
De l'univers à contre jour.
L'homme libre de liens se confiait au hasard,
Contemplant à mi-yeux l'âme de ce spectacle rare
Où le monde en apparat s'effleurait de grâce.
Il s'exclama avec une amertume lasse :
« La fumée des usines et l'horizon trop flou.
La rage de tous ces hommes qu'on met à genoux.
Les quartiers sombres, silhouettes de femmes au cœur sali
Et les rues angoissantes où la violence se crie.
Vous êtes bien prétentieux, homme de trop de foi,
A vouloir semer l'ordre en construisant des lois.
Vous imposez le mal et démontrez le bien
Pour une morale précaire, par un pouvoir assassin.
Et sauver les apparences quant la vie tourne au gris
En se montrant plus fort que les sens que l'on trahit
Pour cracher tout haut, rage à la face du monde
Que l'on pourra bien un jour fuir le brasier immonde ! »
L'homme se retourna, son cri comme une déchirure
Se perdit sur l'écume, indifférente usure
Des flots insouciants qui menaçaient à la nuit
La mesure du temps s'effondrant dans l'oubli.
Publié par kristo à 15:06:21 dans Poèsies persos | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj