Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
Vos avis m'intéressent !
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Il est de ces instants troublants
Où l'on aimerait parfois
Vendre son âme au diable,
Saisir l'univers, fondre le temps :
Fixer pour une fois
Le mouvement du sable.
C'est rougissant que le désir de vie
Nous mène à croire
Que vouloir est une fin.
Le vent d'est nous rappelle que l'envie
Construit ce pouvoir
Qui ne conduit à rien.
Et pourtant cette énergie démente
Tourmente et soudoie
Ce fond d'humanité.
Le serpent louvoie, s'enroule et tente,
Nourrissant d'effroi
Notre lucidité.
Il est grisant comme un alcool fort,
Provoquant souvent
Une addiction au pire.
Croire au pouvoir, c'est nier sa mort
Et ce qu'elle nous apprend :
Nous sommes là pour grandir !
Publié par kristo à 17:57:38 dans Poèsies persos | Commentaires (8) | Permaliens
Tellement de gens s'interrogent (dont moi-même)... Alors je ne résiste pas à poster à nouveau ce texte sympa., un peu comme une thérapie, une planche à saisir quand les questions vous débordent.
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité; et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant; ils ont eux aussi leur histoire.
Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle; c'est une véritable possession dans tes prospérités changeantes du temps.
Soyez prudent dans vos affaires; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe; plusieurs individus recherchent les grands idéaux; et partout la vie remplie d'héroïsme. Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles; vous avez le droit d'être ici.
Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tâchez d'être heureux.
Trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692.
Auteur inconnu.
Publié par kristo à 19:07:32 dans Tubulures | Commentaires (2) | Permaliens
Je me souviens que le canapé rouge était installé au bord de la piste, dans un tournant, et que je m'arrêtai pile tellement cette rencontre était inattendue. Le bruit de mes engrenages n'était pas encore apaisé ni le nuage de poussière que ma vieille Ford avait soulevé, retombé que je vis la femme qui me tenait en joue abaisser son arme et je l'entendis me dire émerveillée :
- ... ô, j'ai tout de suite compris qu'il n'était pas un bandit de grand chemin quand j'ai vu une si belle voiture...
J'étais éberlué.
Dans un coin du canapé, une négresse toute réjouie, qui avait un mauvais fusil de chasse entre les genoux, donnait le sein à un magnifique négrillon nu, qui pouvait avoir dans les quatre ans et qui tétait comme un glouton. A côté d'elle, trois fillettes, six, huit et dix ans, revêtues d'une longue chemise blanche, sages comme des images mais mourant de vergogne, me dévoraient des yeux à travers leurs doigts écartés, les mains plaquées sur le visage. Autour de ces innocentes sur leur canapé rouge, la solitude, la menace d'une clairière tropicale.
- ... ô, le Monsieur est le premier à passer. Est-ce qu'ils ont terminé la route, les hommes ?...
- Mais... mais... qu'est-ce que vous faites là, donzella ? lui demandai-je en retrouvant mes esprits.
- O, on nous a promis une route, et depuis la fin de la saison des pluies je viens ici voir passer la route avec mes chérubins à qui j'ai promis de leur montrer des merveilles. Est-ce que la route arrive bientôt ? C'est long...
En effet, une route était jalonnée quelque part, du côté de Santa-Rita, à 300 kilomètres de là, et seule ma vieille Ford, qui en avait vu bien d'autres durant mes vagabondages au Brésil, avait pu franchir les embûches et les mauvais pas de la piste qui m'avait mené bon premier dans cette clairière.
- Mais où habitez-vous, grand Dieu ?
- O, par là, me répondit la négresse, en pointant son pouce derrière son dos, par là-bas, de l'autre côté de la corne du bois, dans les collines d'Arraraquâra. C'est à six lieues d'ici, mais on s'ennuie...
- Et votre mari ?
- O, mon homme ? Il y a deux ans que nous l'attendons, les chérubins et moi. Il travaille à la route et c'est la route qui va nous le ramener. Avant, il travaillait au pont...
- Quel pont ?
- O, le pont, le pont qui lui a donné le canapompé, pas vrai mes chérubins ? il est beau, rouge, hein Monsieur ?
- Il est très beau.
- O, c'est moi qui l'ai installé là et nous sommes bien, là, avec mes chérubins pour voir venir cette route et toutes les belles choses qu'elle doit nous apporter... Alors, cette route, elle est loin d'ici, elle flâne, oui, elle se repose ?... O la vilaine qui fait du chagrin au petit cœur de mes chérubins !... Mais vous êtes bien venu, vous, le premier, et c'est gentil !
Publié par kristo à 18:46:51 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (2) | Permaliens
Pour Agathe au hasard de You Tube !
Ouaaaaaaaaah Trop mignons !(lol)
Publié par kristo à 15:06:51 dans Humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
Il a fait un temps de chien ce W.E. Pas de ballades, pas de jardin. Le tout INDOOR !
J'ai regardé des vieilles photos de famille scannées chez mon père. Les enfants qui s'ennuyaient sont venus me voir et ils ont adoré ! Ils ont toujours du mal à penser que papa ou maman ont été petits, comme eux. Donc, pour s'amuser, on a décidé de faire un petit film...
Séquence nostalgie ! C'est une partie de ma petite enfance avec ma famille rapprochée (comme une garde rapprochée). C'est l'univers où tout est possible et dans lequel rien ne peut arriver de mal. Beaucoup d'émotion !
Je tiens à signaler que mon âge mur n'est pas en rapport avec la chanson de Trenet qui passe sur le film. Non mais quand même ! Si j'avais pris une chanson de mon année de naissance, c'aurait été « paint'it black » des Stones. Ououououh ! Ca l'fait non ?
Alors attention, séquence sentimentale :
Publié par kristo à 14:24:16 dans Montages | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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