Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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La passion amène les souffrances ! Qui calmerait
Un cœur oppressé qui a trop perdu ?
Où sont les heures si vite envolées ?
En vain choisis-tu le plus beau !
L'esprit est troublé, les intentions confuses ;
Le vaste monde, comme il s'amoindrit pour les sens !
Alors la musique s'élève sur ses ailes angéliques,
Entrelaçant les sons par milliers,
Pour pénétrer l'homme de part en part,
Pour l'emplir de l'éternelle beauté :
L'œil se mouille, il sent dans un plus haut élan
La valeur divine des sons comme des larmes.
Et le cœur ainsi allégé s'aperçoit soudain
Qu'il vit encore, qu'il bat et voudrait battre,
Signe de pure gratitude pour ce splendide présent,
Il s'offre lui-même en libre sacrifice.
Il éprouverait alors, ô que ce fût pour toujours ! -
Le double bonheur des sons et de l'amour.
Publié par kristo à 15:39:55 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (3) | Permaliens
C'est une phrase de Goethe que j'avais repris sur un post précédent. J'y reviens aujourd'hui, de façon synthétique.
Je pense que le passé ne doit pas être oublié mais il convient de situer l'événement échu dans les conditions même du passé. C'est là être pragmatique et réaliste.
De la sorte, nul passé ne mérite d'être revécu puisque les conditions de l'événement ne seront plus jamais les mêmes. Pourquoi se lamenter et se torturer ? Vouloir revivre un passé, c'est s'enfermer dans une boucle qui empêche toute réalisation de l'instant, toute propension à accueillir l'événement nouveau et donc, oblitère les conditions de l'avenir.
Vivre (au réel sens du mot) dans le passé, c'est s'attacher encore des chaînes supplémentaires dont, vous en conviendrez, nous n'avons nul besoin ! (Nous en avons déjà tellement !).
Vivre dans le passé, c'est mourir, avant terme, à cette existence des formes dans laquelle nous manquerions l'expérimentation de la joie !
Ainsi, pour répondre à Marie, si avoir souffert ne s'oublie pas, souffrir passe. Ainsi, sans rien oublier, je pense qu'il est inutile de vouloir reproduire un événement s'il ne tient pas compte d'une réalité nouvelle et changeante.
Oui, deux âmes peuvent se consumer, brûlant d'un même feu mais il n'est pas de vrai changement qui ne soit pas radical et chaque âme doit aller à sa mesure. Chacun doit prendre conscience du chemin à suivre, du prix à payer et de ce qu'il est prêt à mettre sur la table.
Personne ne devrait jamais forcer l'autre : l'âme reste par nature essentiellement libre, en rapport unique de conscience avec la morale, son évolution et peut être même, pour ceux qui y croient, avec Dieu. (Même si l'autre, consciemment ou non, est dans l'attente d'une transformation qu'il voudrait vous voir lui imposer de force).
Sans doute ainsi nous rapprochons-nous d'une vérité fondamentale considérant que tout, partout, incessamment, est en mouvement et qu'il n'est rien de durable dans l'univers qui ne change et se transforme.
Pour conclure, cet extrait de « Elégie de Marienbaud » de Goethe :
C'est comme si elle disait : « Heure après heure
« La vie nous est aimablement offerte,
« Le passé nous laisse un piètre savoir,
« L'avenir, le connaître nous est interdit ;
« Et comme je redoutais la venue du soir,
« Le soleil sombra, et ce que je vis faisait encore ma joie.
« Fais comme moi et regarde, avec une joie tolérante,
« L'instant en face ! Nul atermoiement !
« Va vite à sa rencontre, bienveillant parce que vivant,
« Voue-toi à l'action, pour la joie, dévoue-toi à l'Amour ;
« Où tu es, que tout soit, dans une éternelle enfance,
« Et ainsi tu es tout, tu es invincible. »
Publié par kristo à 15:27:43 dans Tubulures | Commentaires (3) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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