Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Le Questionnaire de Proust ( 1886)
Bon, en rigolant avec des copains hier soir, on s'est amusé au jeu de ce questionnaire célèbre. Evidemment, pour l'histoire, internet fourmille d'explications que je vous laisse chercher. Non mais !
Il a pris le nom de « Proust » parce que l'écrivain y a répondu de façon plutôt bien tournée.
Ce qui est drôle, c'est évidemment d'essayer d'en faire autant sans se camoufler derrière des banalités. Se dévoiler gentiment, voilà le but.
Alors voilà le résultat de mon questionnaire. Pour ceux d'entre-vous qui voudraient le faire, ce serait avec un vrai plaisir que je le lirais sur leurs blogs ! Il n'y a qu'une personne qui ne peut pas se défiler, c'est évidemment LIBOU ! Premier défi oblige !
Ma vertu préférée ?
Le courage. J'ai horreur d'en manquer !
Le principal trait de mon caractère ?
Quand mon pragmatisme naturel m'ennuie, je suis capable de folie.
La qualité que je préfère chez les hommes ?
Vivre enfin à la hauteur de leur propre force.
La qualité que je préfère chez les femmes ?
Vivre enfin à force d'être à la hauteur.
Mon principal défaut ?
Répondre à une question trop souvent par « peut-être ». Ca énerve !
Ma principale qualité ?
Avoir la lucidité de penser que j'en ai peu.
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis ?
Qu'ils soient de meilleurs amis que je ne le suis.
Mon occupation préférée ?
Créer. Tout et n'importe quoi , avec ou sans talent. Peu importe.
Mon rêve de bonheur ?
Une ferme cossue, des mômes qui jouent. Une prairie, des chevaux. La mer pas trop loin. Du temps pour le bonheur.
Quel serait mon plus grand malheur ?
Mourir en regrettant quelque chose.
A part moi -même qui voudrais-je être ?
Steve Mac Queen ! Pas l'homme mais plutôt l'image que j'en ai dans « Bullit » ou « la canonnière du Yang Tsé » ou bien encore dans « Au nom de la loi » ! Ou alors Robert Redford dans « Jeremiah Johnson ».
Où aimerais-je vivre ?
En pleine campagne, pas très loin de la mer.
La couleur que je préfère ?
Le bleu (je me mouille plus que Proust !).
La fleur que j'aime ?
Toutes. Pour un garçon, on m'a déjà dit que j'aimais trop les fleurs.
L'oiseau que je préfère ?
Le corbeau. Intelligent, courageux, adaptable.
Mes auteurs favoris en prose ?
En ce moment : Julien Green, Gabriel Garcia Marquez, Edmond Rostand et Franck Herbert.
Mes poètes préférés ?
Toujours en ce moment : Hugo, Goethe, Apollinaire et St John Perse.
Mes héros dans la fiction ?
Leto II dans « L'empereur Dieu de Dune ». Etre fascinant ou comment peut-on renoncer à son humanité pour l'humanité. Sacrifice suprême.
Mes héroïnes favorites dans la fiction ?
Pocahontas dans le film de Terrence Malick : « le nouveau monde ».
Mes compositeurs préférés ?
En ce moment : Classique : Chopin, Fauré, Bach. Plus moderne : M, Clarika, Les Rolling Stones, Kerenn Ann.
Mes peintres préférés ?
Je n'ai jamais vraiment été initié à la peinture mais Botticelli et Dali me touchent.
Mes héros dans la vie réelle ?
Le sous-commandant Marcos, Nelson Mandela et Jacques Chirac (parce que, franchement, il faut se la taper Bernadette !).
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle ?
Les femmes que j'aime... Bon cessons la démagogie et répondons à la question : Ingrid Bétancourt et Bernadette Chirac (parce que, franchement, il faut se le taper Jacques !).
Mes héros dans l'histoire ?
Alexandre Le Grand (faire tout ça avant de mourir à 33 ans : je n'en reviens toujours pas), Jésus (pour les mêmes raisons) et Talleyrand (parcequ'il est mort dans son lit à 84 ans après avoir assisté à 5 régimes, une révolution et 4 couronnements !).
Ma nourriture et boisson préférée ?
Le Romazava (plat traditionnel malgache) et un « Grand Cru Bâtard -Montrachet » 1999.
Ce que je déteste par-dessus tout ?
Renoncer sans essayer.
Le personnage historique que je n'aime pas ?
Staline. Ce mec était le plus grand fou que le monde ai jamais porté !
Les faits historiques que je méprise le plus ?
Les mensonges politiciens qui gâchent les hommes et leurs rêves.
Le fait militaire que j'estime le plus ?
Austerlitz : avec les charges de Murat et de Rapp sur le flanc gauche. Courage, audace, efficacité.
La réforme que j'estime le plus ?
Qu'il soit devenu désormais unanimement impoli de se mettre les doigts dans le nez à table ! Berrrrrk !
Le don de la nature que je voudrais avoir?
Voler. J'adorerais voler.
Comment j'aimerais mourir ?
Debout, au printemps, en plein soleil, sans m'en apercevoir.
L'état présent de mon esprit ?
Amusé.
La faute qui m'inspire le plus d'indulgence ?
L'amour.
Ma devise ?
Si notre âme vaut quelque chose, c'est qu'elle brûle plus ardemment que quelques autres
(En paraphrasant Gide)
Publié par kristo à 12:53:11 dans Humeurs | Commentaires (4) | Permaliens
Il s'égosille joliment ce merle normand même pas moqueur. Comme une note vivante sur une portée, comme un petit bout du cœur de la nature sur nos fils de communication...
Publié par kristo à 17:25:34 dans Humeurs | Commentaires (1) | Permaliens
Hier soir, j'ai assisté à une analyse en communication du débat Ségolène-Nicolas au centre de formation des journalistes, rue du Louvre à Paris.
Je passe sur le côté mondain de la soirée, les cadres dirigeants et leurs costards à rayures. Je passe sur les blondes décolorées (enfin, façon de parler). Je fais fi du petit monde fermé des journalistes et de celui, encore plus étanche, des spécialistes en communication.
L'analyse du débat restait intéressante mais je ne vous imposerais pas les commentaires techniques portant sur les postures, la sémantique, les attaques d'appropriation, les ripostes d'intentionnalités, le collage et le décollage d'étiquettes... Bien que pour ce dernier sujet, une histoire plutôt rigolote exprime bien cette technique qui consiste à ne pas essayer de décoller l'étiquette que votre adversaire vous colle mais plutôt à vous en servir pour coller une autre étiquette par-dessus. Vous me suivez ? Vous allez comprendre :
Les Russes vont sur la lune et pour se l'approprier, ils décident de la peindre en rouge. Les Américains arrivent après et que font-ils ? Ils se servent du fond rouge pour peindre le logo de COCA-COLA !
Bref, ce qui était intéressant dans ce décorticage technique du débat, c'était de constater qu'il n'avait absolument pas abordé les problèmes de fond contrairement à ce que tout le monde avait pensé, moi en tête. Non, ils n'ont pratiqué qu'un discours de forme. D'ailleurs, à chaque fois que l'un ou l'autre sortait des chiffres, ils étaient faux !
Ce débat n'a même pas été un échange. Obsédés et conditionnés par leurs techniques communication, ils ne pouvaient que pratiquer une écoute de veille. Ce que disait l'autre n'était finalement pas important. Il fallait placer des phrases chocs, des colères sereines, adopter des postures de combat ou de calme et autres merveilles communicantes.
Par exemple, saviez-vous que Ségolène a utilisé une technique Trotskyste consistant à ne jamais regarder en face son adversaire ? Impolie ! Et ça a failli marcher quand Nicolas, déstabilisé a fini par parler à PPDA en disant « elle » ! Le drame de Ségolène à ce moment du débat a été de ne pas s'engouffrer dans la brèche en lui disant un truc du genre : « monsieur Sarkozy, c'est avec moi que vos devez débattre. Auriez-vous peur de moi ? »
Bref, le plus désespérant de tout ça, ce n'est pas de savoir que les 2 candidats on joué leur jeu : ce sont des pros. Le pire, c'est la façon dont nous nous laissons manipuler par des techniques vieilles comme le monde.
D'ailleurs, le gagnant a été Nicolas parce qu'il a développé 2 thèmes simples du début à la fin du débat : action et nouvelle politique. Il a ringardisé Ségolène qui n'a jamais réussi à parer cette attaque. Il suffit souvent de dire, de répéter, de marteler, de théâtraliser et ça fonctionne.
On y a cru ! Terrible !
Publié par kristo à 18:38:34 dans Humeurs | Commentaires (3) | Permaliens
« Petit pois » (c'est le nom de mon chat de 13 ans) regardant dans la maison.
« Y'a quelqu'un la dedans ? »
Cette petite chatte est née pratiquement dans mes bras tandis que j'aidais sa mère à mettre bas à la suite de complications. Il a fallu choisir de garder un des 3 chatons survivants de l'histoire. J'ai gardé celui qui semblait le plus fragile. Ce n'était pas un choix de paysan. Un homme pratique aurait gardé avec raison l'animal qui aurait semblé le plus apte à survivre. Moi, non. Pas à ce moment. Peut être ai-je voulu peser dans un mini-destin, aller contre ce qui aurait pu être écrit ?
Je ne regrette évidemment pas et la survie de ce petit animal est finalement assez exemplaire. La preuve.
Au fait, pourquoi « petit pois » ? Parce que cette caboche de chatte n'est pas très futée selon les critères humains.
Comme il faut un effet contraire, c'est une grande sentimentale, attachante et câline ! Tellement que parfois, je garde sur les avants bras la trace de son trop-plein d'amour !
Publié par kristo à 09:02:39 dans Humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
Ouf ! Les derniers jours ont été un peu chargés. Si je dis « beaucoup de travail », ça fait un peu surfait mais c'est une facette de la réalité. Vous savez, ce n'est jamais vraiment une histoire de temps (je ne crois plus au temps). Non, c'est plutôt une affaire de disponibilité d'esprit. Une histoire de créativité, d'espace personnel. C'est souvent le plus dur à préserver en ces temps de vitesse et de contrôle permanent. Il me revient une citation d' Albert de Mun:
Ne regardez pas passer, avec la résignation des vaincus, les transformations de votre siècle ;montez hardiment dans le convoi et tâchez de diriger la machine.
Bon, bref, me voilà, renard sur un loup ?
Publié par kristo à 08:50:52 dans Humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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