Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Through its unique design, the Karmasheetra guides its owner to try those naughty positions that you've always wanted to.
No more awkward moments where you're not quite sure where to put those hands and feet !
PS: Ce monde est formidable !
Publié par kristo à 17:23:12 dans Humeurs | Commentaires (2) | Permaliens
Bonne année... Je me sens toujours mal à l'aise lorsque viennent les temps au cours desquels il est convenu d'exprimer ces deux mots. Attention, il ne s'agit pas d'une rébellion à deux sous, d'un refus adolescent des formes et des conventions. Bien sur que je comprend ce rite social. Bien sur qu'il est honorable et certainement pacificateur de relations. Après tout, cela amène les gens à se parler. Cela force le discours et les bons sentiments. C'est un peu le pendant annuel du « comment ça va ? » quotidien. On le dit sans y penser vraiment, sans attendre de réponse comme l'on souhaite la bonne année sans plus s'en soucier jusqu'à l'année suivante. Il est quelquefois aussi tartignolle que les cartes de voeux emplies de paillettes et de strass.
Les textos de minuit, la corvée d'écriture et les bisous sont là pour se soulager du poids de l'entretien des relations. Plus qu'un véritable souhait pour l'autre, notre « bonne année » est là pour le rassurer. Hors de question de le surprendre. Par ce vœu, je suis au milieu des autres, similaires à eux, partageant cet ensemble de valeurs qui nous placent eux et moi en terrain connu, au sein de notre tribu. Je marque ma place et celle des autres. Cela a donc un intérêt social.
Je regrette cependant, le manque de profondeur dans le souhait exprimé parce que je pense que la volonté consciente est un acte de création, de réalisation du temps, de changement positif. C'est souvent le problème engendré par un rituel incompris, réalisé inconsciemment, à la manière des pratiquants religieux se rassurant de prières et de mots pour lesquels ils n'entrevoient ni de sens ni de pouvoir. Bref, il est trop souvent question de satisfaire à l'idée que l'on se fait de la notion de mérite plutôt que d'accomplir un acte de foi sincère.
Parfois pourtant, trop rarement, un « bonne année » vous est offert et vous touche au cœur. Il n'est pas forcément éloquent ni jovial. Il arrive à votre âme simplement parce que celui ou celle qui l'exprime le pense. Le moyen de le reconnaître est souvent parce qu'il vous laisse penaud, idiot. Le donneur et le receveur se regardent bêtement. Le sang s'écoule plus vite dans les artères. Parfois, comme les mots ne viennent plus et que l'on voudrait aller un peu plus loin, c'est une caresse, un effleurement. Un bras ou une épaule serrée plus longuement, un regard plus profond. Et vous sentez que ce vœu, à ce moment là, vous rempli d'énergie et de force. C'est de l'amour. Pas du flamboyant, pas du théâtral. Non, juste un acte conscient, une volonté radicale, un moment vrai.
Alors ce « bonne année » là, je vous jure qu'il est vraiment capable de faire ce qu'il exprime.
Bonne année !
Publié par kristo à 13:17:02 dans Humeurs | Commentaires (3) | Permaliens
Pour rire un peu, un de ces trucs qui circulent dans les messageries professionnelles:
Publié par kristo à 18:18:52 dans Humeurs | Commentaires (5) | Permaliens
Mon nom porte des traces d'ancien germain. J'ai dans les veines du sang Français, Italien, Suisse, Belge et mon matériel génétique doit, selon toute probabilité, porter la trace vagabonde de tant de peuples différents encore. En vrac, j'ai gardé de cette moitié de vie une énergie Africaine, des hivers Alsaciens, des forêts Vosgiennes, un haras Lorrain, un bout de côte Normande, des pierres Provençales, du sable des plages du Pas de calais, des vacances Vendéennes, beaucoup de mer Bretonne, des pluies parisiennes, des aubes orientales, des neiges alpines et tout un bric à brac de paysages, de gens, d'émotions. Jamais je n'ai eu le besoin de me sentir comme appartenant à une communauté, quelle soit de race, de religion ou de culture.
Alors voyez-vous, les communautaristes, les corporatistes, les nationalistes, les intégristes de tout poil, les élitistes, les prosélytes, les missionnaires, et que sais-je encore... Je ne m'y ferais jamais : je ne cesse d'en rester « sur le cul ». On peut comprendre les revendications, le combat des injustices, la volonté de faire mieux. Mais tous deviennent nauséabonds quand ils justifient la violence par la différence, quand ils brandissent la culture humaine comme un drapeau à suivre, quand ils font des religions des armes d'abrutissement massif, quand ils cachent leur propre peur sous des non-sens. On pourrait rire des inepties, de la grossièreté de l'erreur. On pourrait sourire de toute cette énormité, oui. Mais à l'heure des enjeux planétaires, il y a des ridicules qui finissent par tuer. La bêtise devient insupportable et la niaiserie nuisible.
Alors actuellement, en toute humilité, dans cette "Francitude" étrangère aux arguments que j'imagine nombreux et résolument incontournables, la scission absolument nécessaire de la Belgique expliquée par les « flaminguands » me laisse perplexe...
Publié par kristo à 16:38:57 dans Humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
J'avais besoin de travail, de beaucoup de travail, de consistance existante et de conséquence substantielle.
J'ai voyagé un peu. Quelques jours à Berlin, d'autres à Bruxelles. Et puis un peu de mer, de soleil couchant, de fraicheur marine et de côte normande. Plonger dans des univers différents, dans d'autres vérités. Regarder et observer d'autres architectures, d'autres comportements. Jouer au Français typique. Voir la terre d'en haut, entre les ailes d'un oiseau de métal, voir la terre défiler, entre des rails qui ne se rejoignent jamais.
Sentir la translation, le mouvement, l'espace. Se sentir soi-même, dans cette dynamique. Voir d'autres gens, entendre d'autres sons. S'amuser sans questions. Eprouver simplement l'existence et l'émotion. Parler, échanger, toucher, voir, enseigner, aider.
Besoin de réalité. Besoin d'avoir l'impression d'influer un peu sur les évènements. Organiser, prévoir, budgeter, former, créer, s'illusionner. Besoin de faire des choses connues et reconnues, faire et défaire, construire, exercer son métier. Se concentrer sur ce que l'on sait faire. Se bercer de cette impression de réalisation.
Ne plus penser aux étoiles, aux feux sous la terre, à l'aérienne beauté des vents. Oublier quelques instants la quête pour retrouver l'humilité et se sentir vivant à la façon des hommes qui courent toujours. Retrouver l'illusion de l'ego et avoir pour lui les yeux attendris du grand-père qui regarde son petit-fils, ce regard que l'âge et l'expérience autorisent face à la turbulence du spontané. Retrouver la liberté familière de vivre comme les autres. Oublier un peu...
Et je reviens, différent et semblable. Et ce passage du Tao-te king :
Ne connaissant pas son nom,
Je le nommais « TAO ».
Je m'efforce de l'appeler « grandeur » .
La grandeur implique l'extension.
L'extension implique l'éloignement.
L'éloignement exige le retour.
Merci à vous de votre attention à l'absence. Mon ego s'en flatte et, nom de Dieu, c'est bon l'ego, parfois !
Publié par kristo à 11:25:13 dans Humeurs | Commentaires (6) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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