Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
Vos avis m'intéressent !
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Ce printemps-hiver est comme cet amour sans nom. Indécis, surprenant, imprévisible. Aussi haut qu'il puisse aller, j'ai appris qu'il pouvait également, à tout moment, s'égarer et se perdre. Il ne disparaît jamais cependant. C'est sûrement l'élément le plus étrange. Le vieux raisonneur que je suis ne parvient pas à comprendre. Comment continuer encore à entretenir l'espérance à contre-courant du sens que la vie semble vouloir prendre ? Comment garder encore cette lumière ténue dont la flamme toujours vacillante semble s'éteindre à chaque rafale de vent glacial ? Comment réussir encore à voir en elle un phare au milieu des ténèbres. Et pourtant, elle est là et elle persiste. «Ein soph » !
Etant sans fin, cette flamme existe par elle-même... Il est des êtres qui ne se rencontrent pas par hasard. Il est des évènements que nous ne pouvons contrôler. Il est de ces choses qui ne peuvent réellement être comprises.
Aujourd'hui, je ressens mieux ta vision qui voit l'amour comme un sentiment pouvant s'entretenir lui-même, créant autour de lui et de ceux qui l'éprouvent une bulle que les bruits assourdissants du monde ne peuvent pas atteindre. Cela demande de la foi, du lâcher-prise et un certain stoïcisme. Nous sommes finalement si près de nos « instants présents » et de ces beaux « non-moments » que nous avons éprouvés dans une sorte de fusion émotive et empathique. L'extrême sentiment d'aimer !
Nous sommes donc d'accord sur ce point. Je ne peux cependant m'empêcher de penser et d'éprouver que si nos sentiments ont un sens sur cette terre, c'est qu'ils doivent nous mener toujours et encore à mener des combats que nous ne pouvons refuser sans risques pour nos aspirations les plus hautes. Ces combats demandent à faire des choix car, choisir de ne pas choisir, c'est encore choisir comme l'a dit Sartre mais c'est finalement choisir de ne plus avoir de choix ! Cela s'apparente plus à du fatalisme et à l'abandon de notre libre arbitre. Ne plus avoir de prise sur son destin, c'est choisir de ne plus combattre et ne plus combattre, c'est se rendre. Cette idée m'est insupportable. Tant que tout n'est pas tenté en prêtant attention à cette petite voix, à cette conscience intuitive qui nous murmure notre propre notion du bien et du mal, alors nous nous éloignons insensiblement des nobles fins, nous accomplissant le pêché ultime ! « Demeure en tout lieu et en tout temps un Homme de conscience car c'est par la conscience que l'homme est relié au divin ».
La vérité de l'Amour vrai est sûrement du côté de cette foi, de cette « source vive » comme l'évoquerait Thérèse d'Avila. Il est parce qu'il est et il mérite alors que nous fassions des choix et menions des combats pour lui. Cette lutte quasi-permanente, souvent contre nous-même, entretient alors la petite flamme et nous rend toujours plus courageux, plus forts, plus élevés. Un des sens de l'Amour comme de la vie n'est il pas de nous grandir ? Aimer, ne devrait jamais être dissocié du bonheur.
Dans l'épreuve qui te touche, tu dois trouver les leçons, comprendre les choix que tu n'as pas voulu ou oser prendre. Il y a toujours un prix à payer. Quel prix as-tu déjà payé en évitant de choisir ? Que pourras-tu mettre sur la table de ton destin ? Où en est tu toi dont la nature profonde est emplie de lumière et de joie ? Réfléchis aux lois de réciprocité et d'entropie. Redevenir un enfant, un être de lumière pensant que rien, jamais, n'est impossible. On ne voit finalement pas plus loin que les choix qu'on ne peut pas comprendre.
La question fondamentale est : qui vivra ta vie à ta place ? Je te laisse sur un mot de Claudel : « Fais leur comprendre qu'ils n'ont d'autre devoir au monde que la joie ».
Je t'aime.
Publié par kristo à 12:55:36 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) | Permaliens
Écoute. Je ne sais ce que tu feras, de même que tu ne le sais pas non plus en cet instant. Mais je dois te dire encore quelque chose, je dois te dire que si, dans ton âme, ne peut s'accomplir le prodige, je m'inclinerai devant la destinée, en silence. Quand on a tout tenté, et que la destinée ne change pas, il n'y a pas lieu à imprécation amère; il n'y a plus qu'à s'incliner et se taire. Et écoute: je resterai éloignée, je continuerai également à travailler, à tirer de moi ce qu'il y a de plus pur et de plus fort, ce peu d'or en quoi se reflète le soleil: je l'ai promis, à lui, et à moi-même. Mais, si un jour il m'appelle, je viendrai. Si un jour, il me rejoint, je ne le repousserai pas. Oh! peut-être sera-ce toi qui m'appelleras, dans le temps... je viendrai.Publié par kristo à 15:57:13 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) | Permaliens
Hier soir, dans un rare moment de solitude:
Au feu de la colère et du chaos,
Comme le métal trempé pour durcir,
J'ai testé l'amour, j'ai tenté le pire,
J'ai échoué au jeu futile des mots.
Toi qui me connaît, comment as-tu cru
Que je voulais voir ton âme attachée ?
Comment as-tu seulement imaginé
Que je t'ai dit tout de ce que j'ai vu ?
Publié par kristo à 16:04:11 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) | Permaliens
Sans jugement, avec le moins d'émotion possible, regarder devant pour contempler les chemins perpétuellement mouvants de l'avenir. Dans le renoncement et la fin de l'attente, retrouver la liberté d'aimer, de vouloir et de désirer un amour offert, une volonté donnée, un désir commun. Parce que l'on croit que l'amour se vit sans compter, sans économiser, avec foi et abandon, rester dans la lumière de la volonté et du combat. Tomber enfin, parfois mais courir encore. Rester doux avec soi-même lorsque l'on a été sans mesure et sans calcul. Ne jamais chercher autre chose que l'Ange rebelle... On ne peut tromper que soi ! Une vision parmi des visions, indolore pour une fois.
Publié par kristo à 19:19:07 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) | Permaliens
Vu dans un livret de formation destiné à comprendre les enchainements de l'agressivité et de la colère. Je tenterais, promis!
L'autre existe avant même que je m'approche de lui.
Il est marqué par une histoire personnelle inconnue de moi.
Il est inséré dans un tissu de relations qui exigent de lui des comportements dont j'ignore le sens.
Il est contraint de jouer dans la société un rôle qui le montre et le cache tour à tour.
Si je souhaite le rencontrer, je dois tout d'abord ne pas trancher arbitrairement dans cette complexité qui m'échappe pour ne retenir que tel ou tel coté de son visage.
En un mot, je dois lui permettre d'exister devant moi tel qu'il est,
sans provoquer des jugements hâtifs,
sans lui imposer les normes de mes idées préconçues ou de mon système d'interprétation,
sans chercher à le faire entrer dans mes projets,
mes préoccupations
ou mes désirs.
François ROUSTANG
Publié par kristo à 09:37:32 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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