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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

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Hier soir, en lisant l'Alchimiste... | 22 février 2007

Hier soir, en relisant l'Alchimiste de Coelho (Photo): http://www.blogg.org/blog-57621-album-15873-offset-15.html

- Et qu'elle est donc la plus grande imposture du monde ? demanda le jeune homme, surpris.
- La voici : à un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dés lors gouvernée par le destin. C'est là qu'est la plus grande imposture du monde.

« La Légende Personnelle ? C'est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait qu'elle est sa Légende Personnelle. A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible et l'on a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu'on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure que le temps s'écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu'il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle. »
Ce que disait le vieil homme n'avait pas grand sens pour le jeune berger. Mais il voulait savoir ce qu'étaient ces forces mystérieuses.
« Ce sont des forces qui semblent mauvaises mais qui en réalité t'apprennent comment réaliser ta Légende Personnelle. Ce sont elles qui préparent ton esprit et ta volonté, car il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c'est que ce désir est né dans l'Âme de l'Univers. C'est ta mission sur terre.
- Même si l'on a seulement envie de voyager ? Ou bien d'épouser la fille d'un négociant en tissus ?
- Ou de chercher un trésor. L'Ame du Monde se nourrit du bonheur des gens. Ou de leur malheur, de l'envie, de la jalousie. Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n'est qu'une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »


J'ai relu ce passage de l'Alchimiste de Coelho. Ne souhaiterai-je plus vraiment que nous fassions nos routes ensemble ? L'Univers qui avait tout mis en œuvre pour nous réunir écouterait-il aujourd'hui un désir inconscient, faisant en sorte que nos chemins s'éloignent l'un de l'autre ? Ou alors faisais-tu partie du plan de ces forces mystérieuses qui n'existent que pour évaluer notre capacité à savoir vivre nos rêves, à penser que tout est toujours possible ? Etais-tu là pour m'éloigner d'une vision, d'un sens que je voulais donner à ma vie ? Un jour, je t'avais dit que tu représentais un danger pour moi mais je ne savais pas si c'était de t'avoir rencontré à nouveau ou, au contraire, de ne pas réussir à aller au bout de notre histoire.
Quel est mon rêve, quel est ma légende personnelle ? Qu'elle est la tienne ? Je sais que tu fuis systématiquement toutes ces questions. Tu le fais d'ailleurs avec une certaine lâcheté, souvent afin de ne jamais pouvoir te reprocher un jour d'avoir choisi. Tu attends que les évènements choisissent pour toi en somme, te laissant l'illusion de n'y être pour rien (ton fameux destin). Tu n'as jamais consciemment pensé que les choses auxquelles tu tiens s'éloignent de toi parce que tu n'as pas choisi de combattre et de rêver pour elles. As-tu sincèrement pensé qu'elles étaient tout simplement possibles ?
Tu fais le choix de vivre en aveugle afin de ne rien regretter et cependant tu es emplie de souvenirs contrariés dans lesquels tu plonges souvent avec mélancolie, de grandes histoires abandonnées en chemin. Et que te reste t'il finalement qu'une petite vie, respectable certes, mais qui ne te correspond pas. Mini travail, mini amour, mini appartement, mini rêves, piano droit et toi au milieu qui regarde soumise à ce que tu crois être la destinée... Si petite vie pour tant de talent, tant d'aptitude à la grandeur de l'âme, du cœur et de l'esprit ? Tu es née feu, te voilà cendres. Essayes tu au moins de lire un peu, de jouer un peu de Brahms pour toi seule ?
Mais personne n'a le droit de forcer quelqu'un à quitter le chemin qu'il suit librement. Moi, je m'en retourne à ma Légende Personnelle. J'écoute à nouveau les signes, je fais attention aux traces que je laisse derrière moi et je ne cesserais jamais de me poser des questions. Aujourd'hui est un nouveau jour ! Et si un jour, tu devais laisser la vie te brûler à nouveau de ce bon feu qui ne se consume pas, viens ! Je t'aime.


Publié par kristo à 12:06:40 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (4) |

Brume | 19 février 2007

Dans la brume étrange de ce matin gris, je revois ton visage. Ses contours, déjà, s'effacent peu à peu. Seuls restent tes yeux, si lumineux dans le brouillard confus qui enveloppe ma mémoire.
Ne sont-ils pas étranges ces sentiments contradictoires ? Heureux et triste à la fois de regarder cette fin. Soulagé et inquiet, acteur et spectateur, vivant et mort. Comme cet hiver qui ressemble au printemps, il n'y a plus de repères, plus de frontière, plus de rouge, plus de bleu. Seule reste cette absence de netteté, ce gris d'une opaque clarté, masquant les routes et les destins. Seul reste ton regard. Un phare annonçant le port ou un de ces feux de pillards qui trompaient, jadis, les bateaux pour qu'ils s'éventrent sur les récifs ? Pas de réponses. Jamais. En cela, cet instant illustre cet amour et ces sentiments. Маленькая луна, petite lune en révolution autour d'une étoile double éclairée et voilée par des soleils jumeaux. Toi, lumière de vies en succession.
Fugace clarté, n'as-tu d'autres raisons de briller que luire sans fin dans l'univers noir et glacial ? Combien de fois encore devrais-je fermer les yeux sur tes fuites avant que de passer par la porte étroite d'entre les existences ? Quelle leçon, quel savoir y a t'il là ?
Mais déjà, dissimulé par les voiles de brume, je vois percer un rayon de soleil. Feras-tu encore ce choix de ne jamais choisir. Je redoute le bardo qui me retiendra et qui ne me permettra plus de te tendre la main. Le labyrinthe des vies... Trouveras-tu un jour ton chemin ?

Publié par kristo à 16:05:56 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) |

Maison Fournaise | 16 février 2007

Photo maupassant: http://tubulures.blogg.org/album-15873.html 

T'ensouviens-tu ? Sur le mur de de la maison fournaise, une journée de printemps, entre seine et rêve... J'aurais du rester plus lucide.

Sauve-toi de lui s'il aboie.
Ami, prends garde au chien qui mord.
Ami, prends garde à l'eau qui noie,
sois prudent, reste sur le bord.
Prends garde au vin, d'où sort l'ivresse,
on souffre trop le lendemain.
Prends surtout garde à la caresse
des filles qu'on trouve en chemin.
Pourtant ici, tout ce que j'aime,
et que je fais avec ardeur.
Le croirais-tu ? C'est cela même
dont je veux garder ta candeur.


Publié par kristo à 18:51:48 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (2) |

Le sentier d’or | 15 février 2007

Ecrit hier soir, au sortir ce cette migraine qui me vrille le crâne depuis 3 jours. Une révélation.

 

J'ai vu le sentier d'or et le suis quelquefois,
Cueillant ici et là quelques fruits enivrants.
M'abandonnant au sort d'un hasard persistant,
Je maintiens cependant ma conscience en émoi.

Son tracé est visible mais son but inconnu.
Quel est donc ce rébus qui ne forme aucun mot ?
Quelle lumière sensible me fait tourner le dos
Aux fantasmes des sots, à son réel déçu ?

Sur les pierres noires et blanches, je me vois progresser
Et la voie dessinée enjambe l'horizon.

Publié par kristo à 12:47:36 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) |

Marceline Desbordes-Valmore- Les Séparés | 14 février 2007

Un poème magnifique, d'une tendresse, d'une passion, d'un grand amour avec tout le stoïcisme héroïque dont seules les femmes savent faire preuve. "Des mots du coeur qui seuls au coeurs arrivent". Boulversant. J'aurais aimé avoir écrit ses vers pour toi.

 

 

N'écris pas - Je suis triste, et je voudrais m'éteindre
Les beaux été sans toi, c'est la nuit sans flambeau
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau
N'écris pas !

N'écris pas - N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes
Ne demande qu'à Dieu ... qu'à toi, si je t'aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais
N'écris pas !

N'écris pas - Je te crains; j'ai peur de ma mémoire;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire
Une chère écriture est un portrait vivant
N'écris pas !

N'écris pas ces mots doux que je n'ose plus lire :
Il semble que ta voix les répand sur mon coeur;
Et que je les voix brûler à travers ton sourire;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur
N'écris pas !

Marceline Desbordes-Valmore


Publié par kristo à 18:51:50 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) |

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