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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

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Les oiseaux passent toujours dans le ciel | 14 juin 2007

 

Hier, un séminaire sur une péniche, entre Seine et Marne. A la proue du navire : « je suis le maître de l'univers » ! Non. Tout cela me rappelait l'année dernière, à la même époque. Nous avions fui du bateau cette fois. Nous nous étions réfugiés sous la vigne vierge de la terrasse de la villa fournaise. Cachés, ravis et amoureux.

Je n'oublie pas, petite Lune. Comment le pourrais-je ? Nous nous sommes déçus, c'est vrai. Aujourd'hui, je me dis qu'il n'y avait vraiment pas de quoi. A l'ombre du temps qui passe, l'émotion se fissure et le calme revient. Ce n'est pas forcément un mal. Nous avons vécu après tout. Peu certainement, mais ce fut de feu et d'ivresse. Avons-nous confondu la flamme et la brûlure ? Peut-être. Peu importe. Les jours sont passés sur le vide que tu as laissé. Sans doute as-tu attendu que je fasse un signe, un geste, un pas. Peut-être as-tu secrètement espéré une action tissée de romantisme et habillée de cet imaginaire épique que les slaves portent au cœur, comme une trace indélébile. Un enlèvement, une fuite éperdue, une exaltation sentimentale, une outrance morale. Cette fois ci, tu vois, je me suis retenu. J'ai repris le contrôle, ou plutôt cette illusion rassurante de maîtriser les évènements. De toi, je n'attendais rien de similaire. D'ailleurs, rien n'est venu.

J'aurais aimé pourtant être emmené au-delà de ma raison, poussé, tiré, agrippé, étouffé d'amour. Ainsi vont les choses. Dans le désert aride des Ego, il y a des positions sur lesquelles on n'est pas vraiment prêts à revenir. A Berlin, le mur n'existe plus mais il demeure parfois dans l'âme des hommes. Je t'ai aimé pour ça. Je t'ai haï pour ça.

Rassures-toi, ce méchant sentiment n'a pas duré longtemps et il ne me reste aujourd'hui que la douceur de ton regard bleu-vert dans un rayon de lumière filtré d'ombres, un éclat de feu et une poussière sur le cœur.

Mais il n'y a pas de mal, les oiseaux passent toujours dans le ciel.



 

Publié par kristo à 11:48:28 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) |

AMOUR | 25 mai 2007

Les langages aériens et spirituels demeurent toujours présents mais ils sont cependant mêlés aux bruits incessants du monde des formes et des apparences. Pour les entendre, il faut apprendre à les isoler. Pour les isoler, il faut être au centre de soi.
Ainsi en est il également du véritable amour à cette différence qu'il faut être au centre de l'autre pour dissocier le vrai du faux, le beaucoup du peu, le don du vol. Il faut voir et espérer, infiniment.
Le doute est souvent l'ennemi de la foi et si Dieu est bien au-delà de notre compréhension, en Amour, l'incertitude n'est pas permise. Il ne peut exister que la conviction spontanée, le courage absolu et cette belle envie de vivre pour l'autre, par l'autre. C'est sans doute la raison pour laquelle si peu d'entre nous aiment vraiment.
Dans un ciel sombre de pluie, d'entre les branches du sapin qui ne connaît pas les saisons, comme le corbeau, nous devons faire ce vol gracieux et téméraire qui nous conduira, hors de nos raisonnements, là où naît la lumière.


Publié par kristo à 13:37:19 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (1) |

Paldies! | 25 avril 2007

Lundi soir, je m'étais décidé à errer au hasard de cette chaude soirée de printemps. J'avais envie de marcher, de vibrer avec l'énergie de Paris. Je voulais oublier le travail assommant de la journée. Moi qui préfère le calme des forêts et le bruit des silences campagnards, je voulais vérifier que le plaisir que j'avais eu à me promener avec elle sur les boulevards de la ville ne venait pas que de son bras autour de ma taille, de son odeur sucrée tout près de moi, de ses cheveux que le vent facétieux poussait doucement contre ma joue.

J'avais brusquement envie de sentir le parfum des « élégantes » anonymes qui passent sans vous voir sur les Champs Elysées. Envie de m'amuser en observant les touristes et leur comportement exotique. Envie de regarder les vitrines multicolores. Envie de me laisser gagner par l'envie d'avoir envie. Je marchais donc, regardant la ville autour de moi, respirant sa vitalité, observant ses contradictions, souriant à sa sophistication. Je laissais mes pas m'entraîner au hasard (bien que je ne croie pas en lui). Passé devant les grilles dorées du parc Monceau, je décidai de m'asseoir sur un banc libre et de fumer une cigarette.

Une main sur mon épaule et tu es apparue, papillon doré dans la lumière faiblissante du jour. Tu m'as demandé du feu dans un français très approximatif dont tu t'es excusé. Tu t'es assise à côté de moi. Tu me dérangeais, je dois l'avouer. J'avais envie de la ville seul ! Toi, visiblement non. Pour faire bonne figure, je peux être asocial mais pas goujat, je répondais à tes questions et à tes remarques. Oui, Paris est une belle ville. Non, je travaille à Paris mais j'habite en province. Oui, l'Arc de Triomphe n'est pas très loin...

Lorsque je me suis mis difficilement à parler en Allemand et en anglais (je n'ai aucune notion de Letton), tu as trouvé cela formidable et charmant. Du haut de tes 26 ans, tu me faisais le numéro de la reconnaissance positive ! Je te voyais venir et pourtant, je ne pouvais m'empêcher d'être tout à la fois étonné et flatté. C'est vrai que passé la contrariété d'avoir été « dérangé » dans mon désir de contemplation, je t'ai regardé vraiment. Tu étais belle. Tes cheveux bruns flamboyants sur le noir profond de ta robe légère. Tes longues jambes croisées. Tes mains longues et gracieuses et ton visage d'autant plus ravissant que tes grands yeux bleus de mer trahissaient l'émotion et l'expérience de quelqu'un qui a vécu les combats, les détresses et l'Amour. Tu étais musicienne (encore ! J'ai failli décamper !) et jouer du violon était ton métier. Tu étais en répétitions pour quelques jours avant un unique concert parisien.

Baïba. Quel drôle de prénom ! Tu as ris à ma réaction et tu m'as demandé de t'appeler « Bib » ce qui, il faut l'avouer, est tout aussi étrange. Brusquement, après m'avoir fait remarquer que tu avais horreur de dîner seule, tu m'as demandé si je voulais t'accompagner. Comme Forest Gump lorsqu'il a commencé à courir d'un bout à l'autre des USA, sans trop savoir pourquoi, j'ai accepté. Nous avons donc passé cette soirée tout en douceur. Nous ne nous demandions rien et pour la première fois depuis très longtemps, je n'ai pensé qu'à celle qui était devant moi. Nous avons fait l'amour dans ta jolie chambre d'hôtel aux fenêtres ourlées de rideaux roses, s'accrochant l'un à l'autre, seuls au monde. Nous nous sommes enivrés de tendresse et d'ardeur, savourant chaque instant de ce rituel immémorial, de ce sublime échange sans mots, basculant ainsi dans l'univers magique de la fusion des corps et des sens. Sans questions, sans remords : toi non plus, tu ne crois plus aux sacrilèges sociaux. Lorsque l'amour est vécu comme ça, il n'y a pas de place pour le péché. Lorsque je suis parti dans la nuit, tu m'as dit ce qui devait être un « au revoir » dans cette langue qui ne ressemble à aucune autre. Ton regard triste m'a déchiré l'âme. Alors, Bib, je t'ai donné « tubulures» en te disant que j'avais fait l'expérience du destin capricieux mais que je n'oublierais pas ta promesse d'une adaptation de « Souvenir de Florence » pour violon et spectateur solitaires. Je t'embrasse. A bientôt sûrement pour la suite de cette aventure si lointaine des clichés éculés. Nous accosterons peut être sur l'autre rive.
Merci.


Publié par kristo à 16:55:57 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) |

Tu viendras | 16 avril 2007

Qui es-tu ? D'où viendras tu ? Es-tu déjà là ? Tu me surprendras, avec ton beau regard brillant d'étoiles. Comme une brise sur la mer, comme le souffle d'une aile de papillon, avec infiniment de silence et de douceur, tu viendras et je te reconnaîtrais. Il n'y aura pas de bien ni de mal, pas de peurs qui tuent l'action, pas de rancœurs, pas de souvenirs, pas de comparaison, pas de paraître, pas de bruit mais un courage serein, une confiance inébranlable, une foi, une source vive où puiser toujours la vraie liberté d'être. Tu seras belle et lumineuse dans la clairvoyance permanente que j'aurais de toi, comme une vision sans fin, comme un rêve éveillé. J'ai dormi si longtemps... Tu seras forte parce que tu auras connu de la vie ce qui rend faible et résigné. Tu sauras le mal qui existe dans le manque d'aspiration au bonheur. Tu seras douce parce que tu auras connu les caresses sans conscience. Tu sera simple et limpide puisque tu auras connu les limites de la sophistication et du monde des masques. Tu vivras à la hauteur de tes propres forces et rien que pour ça, je t'aimerais infiniment.

 

Nous nous rendrons moins sage car la sagesse atténue souvent l'amour et il n'y aura pas de place en nous pour un engagement mesuré, calculé. Il n'y aura pas de stratagèmes, de stratégies, de tactiques.

A nous voir comme nous sommes, nous nous rendrons plus fort. Nous nous transformerons en ce que nous sommes oubliant tout ce que nous avons semblé être. Plus qu'un amour, ce sera une rédemption. Nous achèverons d'éliminer en nous  le blindage des souffrances, des erreurs passées. Nous nous guérirons des notions superficielles et des brutalités quotidiennes.

 

Dans l'amour que nous ferons, il y aura le feu des perceptions et du plaisir partagé, anticipé. A la fois acteurs et spectateurs du plaisir de l'autre, nous inventerons ce langage sans mots qui n'appartiendras qu'à nous. J'écouterais le rythme de ton souffle, je goûterais, avide, à ton humidité, à ton mystère. Je m'enivrerais de l'odeur de ta peau, de la douceur de tes cheveux. Je t'envelopperais de force et de détermination, laissant l'animal prendre l'ascendant sur l'homme. Tu te donneras, à la fois soumise et dominatrice, tes caresses toujours nouvelles nous conduisant à voir là où les autres n'ont jamais oser regarder.

 

Je viendrais à toi, simplement avec au cœur l'évidence d'une rencontre d'exception et je ne regarderais ni mon passé ni notre avenir mais je construirais dans l'instant qui passe la trame magique qui gardent les âmes à la fois unies et libres.

Publié par kristo à 13:58:04 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (6) |

Hier soir, en revoyant "Amélie Poulain" | 04 avril 2007


L'homme de verre à Amélie : « Elle est un peu lâche, c'est pour ça que je ne peux pas croiser son regard. »
Juste après, scène suivante : Amélie devant la TV avec un vieux film Russe en V.O.

Il est temps de bouger les lignes. "La chance, c'est comme le tour de France, on l'attend longtemps mais quand elle passe, ca va vite"...


Publié par kristo à 10:44:36 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) |

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