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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

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PAIX | 18 juillet 2007

 

 

Venez. Paix ! Ne nous battons pas. Pas déjà. Jamais.

Je veux lutter. Oui, toujours, mais pas contre vous.

Aimer, oui, délicatement, enfin. Sentir votre peau.

Contre vous peut-être finalement, mais sans armes.

 

Voilà, j'ai vu la mort, encore, il y a 13 h à peine,

des heures de plombs, froides comme une lame.

Des heures d'acier. Un vide horrible d'éternité

pendant lesquelles, madame, vous me laissiez sans vous.

 

Laissez pleuvoir le sang des blessures ouvertes.

Ce sang vermillon gouttant toujours à fabuleusement mourir.

Ne soignez pas, non ! Laissez la cicatrice. Laissez sécher.

Ces plaies, au brasier des émotions, cautériseront. Vous verrez.

Que sommes-nous vraiment ? Sommes nous ce que nous pensons ?

Les circonstances du désert ou les étoiles de l'espace ?

Nous sommes semblables : parcelles de l'étonnement ?

Ne savez-vous pas que nous cheminons ensemble

du haut des nuages et des doutes ?

           

Dans le soleil qui vient, alors,  je réclame le silence.

L'apaisement pour s'entendre, vous et moi, dans l'essentiel.

Là, gentiment, émus, courageux, ne luttant plus. Dans ce baiser,

je mets ma vie. C'est  bien peu et c'est beaucoup. Nous savons.

 

Publié par kristo à 13:44:08 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (1) |

Rouge K. | 13 juillet 2007


Danse plus près, danse plus lentement,
qu'une part de toi s'éternise en moi,
comme une flamme, comme un Naos brûlant,
je veux me perdre ici, là, tout contre toi.

Danse plus près, je voudrais sentir ton corps,
mystère vibrant, lumineuse transe,
tes hanches sous mes mains, ton odeur encore,
tes seins asservis dans l'étreinte et les sens.

Danse tout contre moi, volontaire, soumise
au jeu sans âge du paradis perdu.
Qu'importe nos âmes, qu'importe la mise...
Ce soir, même les dieux ne nous aurons pas vu.

Danse là. Dans la prison de mes bras,
tu seras libre. Tournons, enchaînons-nous.
Après, peut-être, l'incendie s'éteindra.
Après le Rouge, sans doute nous aimerons-nous.


Publié par kristo à 12:42:51 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (2) |

Don't forget that far above, in space, the stars are there. | 04 juillet 2007

 

Tu passes devant mes yeux comme un reflet pâle, comme une ombre sur la vitre, fugace et entêtante, nimbée de bleus et de rouges. Il y a un éclat de verre sur ta joue, comme une blessure souple et immatérielle.

Corps irréel, corps de gloire, inconsistante illusion dans cette folie entre deux rêves. Tu me regardes comme un spectre, dans ce monde évanescent. Tu me fixes de tes beaux yeux de pluie. Tu ne me vois pas. Tes lèvres tremblent. Tu prononces mon nom et je n'entends pas.

Et puis tu danses au milieu des ombres séduites, aérienne et gracieuse, tes mains dessinant des arabesques de feu. Tu t'éloignes en riant, de ce beau sourire lumineux, tourbillonnante et légère comme un papillon de jour. Mon cœur crépite et s'éparpille en milliers d'étincelles pourpres.

Mon front heurte la vitre Un rayon de soleil irise le verre. Je ferme les yeux. Tu as disparu.

Il est 6h34, le café trop chaud me brûle la gorge. Je lis des vers de Neruda.

Je t'aime encore.


Publié par kristo à 12:41:42 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (6) |

Et si... | 22 juin 2007

 

Et si tu faisais un Blog "petite lune" ? Je comprendrais sûrement mieux les voies tortueuses de ta sensibilité à fleur de peau. Défi ! (c'est ma période). Je te défie donc! Oseras-tu ? 

Publié par kristo à 18:07:55 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) |

Nul passé ne mérite d'être revécu | 22 juin 2007

 

Pourquoi cet appel « petite lune » ? Qu'attendais-tu ? Quelle stratégie encore, quels non-dits, quels jeux ? Crois-tu que je ne t'ai pas vu venir ? La ruse dans la ruse dans la ruse... Bien évidemment, tu ne répondras pas sincèrement, avide que tu es de dissimulation ou de pudeur. Autrefois, sentant le vent dangereux du plein amour, je te demandais alors de poser d'autres bases à notre relation. J'aspirais à l'amitié. Tu me répondais avec ton obstination sereine que nous ne pouvions être amis et que nous devions assumer l'instant présent, vivant ensemble les sentiments qui nous animaient alors. Tu avais raison : il y a des situations où deux êtres ne peuvent que s'aimer ou simplement ne pas être. C'est ainsi. Je l'ai accepté.

Alors en te fuyant, je me protège. J'ai dénoué le fil des visons dans cet avenir mouvant. J'ai vu des chemins qui scellaient mon âme à la tienne. J'ai donné alors ce que j'avais, toute la force dont j'étais capable pour que les méandres du temps collent à ces visions du futur possible. Je savais dés le début ce qu'il en coûterait. En fait, j'étais prêt à tout, et se battre contre le monde entier n'était pas une expression vide de sens dans l'énergie que je mettais dans la bataille, parce que, pour moi, c'en était une. Mais, ce n'était pas suffisant. J'ai perdu, vaincu par toi et non par le monde, usé par tes silences, fatigué de tes absences, assommés par tes hésitations, vidé, épuisé, vide d'énergie. Après l'avoir digéré, je devais effacer les liens subtils qui nous unissaient et qui pesaient encore sur l'avenir. C'est fait. Te revoir remettrait au possible de nouveaux liens de causalités. Très sincèrement, je ne le souhaite pas. Nous avons crevé de n'avoir jamais su réellement nous résoudre, toi parce que tu ne sais pas choisir et moi parce que je ne sais pas renoncer. Stop !

Tout cela est sûrement de mon fait, je ne le nierais pas. Je n'ai jamais eu aucune force face à toi. Tu as toujours su faire fondre toutes mes résolutions les plus tenaces. Et ce n'est pas peu dire. Force de manipulation ? Chimie des peaux ? Vibrations communes ? Ames unies au karma ? Peu importe aujourd'hui. Je suis incapable de résister à ta présence. Alors non, je ne souhaite pas te voir. Cela me serait dangereux et je ne suis pas un saint. Je veux la foi et l'évidence. Je ne veux plus jouer. C'est une histoire à laquelle tu as mis fin. C'est un choix que je t'ai pressé de faire. Je l'ai respecté... Trop peut-être. J'ai payé pour cela bien plus que tu ne peux l'imaginer. Peux être n'as-tu jamais vraiment perçu toute la qualité, la beauté et la philosophie du prix à payer pour un engagement de conscience. Je ne pouvais pas t'aider sans attenter à ton libre-arbitre. Nous ne faisons jamais que les choix que nous sommes en mesure de comprendre. Je n'oublierais pas, mais je préfère garder en moi le meilleur de nous. Oubliés les rendez-vous manqués, les folies larvées, le manque de hauteur, le pied du mur et les mensonges. T'aimer, c'était « atteindre le ciel sans y monter vraiment ». A quoi me serviraient mes ailes alors, toi qui me voyais comme un oiseau alors que je me perdais dans les dorures ensoleillées des toits du petit palais ?

Ce printemps est passé plus vite que le précédent. Il a été moins chaud, moins libre, vide de nous. Ce fut un printemps « comme il faut », bien en phase avec nos vies millimétrées. L'as-tu remarqué ? Un conseil : arrêtes de lire Pouchkine et sa philosphie de prédestination à 2 balles! Tente un truc comme Neruda!

Il se peut qu'un jour, nos chemins se croisent dans un nouvel ordre, par une nouvelle volonté, alors que nos chaînes seront différentes. Alors, nous passerons sereinement du feu à l'air mais en attendant, « nul passé ne mérite d'être revécu ».


Publié par kristo à 16:17:54 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (4) |

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