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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

Vos avis m'intéressent !

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MONOLOGUE | 08 février 2007

C'est le diable si Dieu le su !
L'horizon noir
S'était enveloppé du soir
Comme d'un manteau superflu.

Un parfum caressait l'air.
La lune pâle,
Son sol rocheux comme chair,
Arrachait aux cieux presque un râle.

Un moment privilégié.
Fuite d'Amour
Aux médianes bleutées
De l'univers à contre jour.

L'homme libre de liens se confiait au hasard,
Contemplant à mi-yeux l'âme de ce spectacle rare
Où le monde en apparat s'effleurait de grâce.
Il s'exclama avec une amertume lasse :

« La fumée des usines et l'horizon trop flou.
La rage de tous ces hommes qu'on met à genoux.
Les quartiers sombres, silhouettes de femmes au cœur sali
Et les rues angoissantes où la violence se crie.

Vous êtes bien prétentieux, homme de trop de foi,
A vouloir semer l'ordre en construisant des lois.
Vous imposez le mal et démontrez le bien
Pour une morale précaire, par un pouvoir assassin.

Et sauver les apparences quant la vie tourne au gris
En se montrant plus fort que les sens que l'on trahit
Pour cracher tout haut, rage à la face du monde
Que l'on pourra bien un jour fuir le brasier immonde ! »

L'homme se retourna, son cri comme une déchirure
Se perdit sur l'écume, indifférente usure
Des flots insouciants qui menaçaient à la nuit
La mesure du temps s'effondrant dans l'oubli.


Publié par kristo à 18:26:12 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

FUIR LE MONDE | 05 février 2007

Je fuyais le monde les yeux fermés,
Je fuyais le monde de toutes mes larmes,
De tout mon cœur.
La vie me donnait à penser,
La vie avait épuisé ses charmes
Et mon aptitude au bonheur.

Je courrais, je courrais comme un torrent.
Je courrais, creusant toujours le même chemin
Jusqu'à la mer.
J'attendais quelqu'un et je suivais le vent.
J'attendais quelqu'un de tout mon chagrin
D'amour amer.

J'aurais voulu voler, voir la terre d'en haut.
J'aurais voulu voler au-dessus des nuages
Pour y rêver, paisible.
Je voulais le temps immobile et le cœur chaud.
Je voulais le temps au soleil en mirages
D'impressions futiles.


Publié par kristo à 15:11:46 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

Pour voir | 05 février 2007

J'ai vécu, sombre insouciance du temps inodore et futiles
Qui coulait entre mes doigts malhabiles.
Amant de la mort élastique,
Au cœur de mes nuits sans fin dont les ombres énigmatiques
Aiguisaient la folie versatile de mes yeux miroir :
Je survivais de frissons noirs.
Si la mer était profonde, elle l'était moins que mon cœur...
Et pour voir, j'aurais voulu en finir comme un seigneur.
Je me sentais ivre et fort d'un instinct animal
A la manière d'un grand requin abyssal.
Solitaire, puisqu'en exil, et vivre et mourir là, sur la fissure.
Qu'importait la couleur puisque je brisais les murs.

Publié par kristo à 15:10:59 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

Désert | 05 février 2007

Je parle avec colère.
Je porte au sud le feu de ma colère,
Au sud où les vents brûlants du désert
Embrasent les murs de terre.

Sentinelle de pierre.
Mon sang dans mes veines se fixe à la pierre.
Mes veines où s'écoule la sève des pères
Depuis que Lune s'éclaire.

Aux falaises millénaires.
Temps qui s'attarde aux falaises millénaires,
Aux falaises du temps résonnent les prières
Brûlantes sous poussière.

Son visage sur les dunes.
Cœur insoumis comme le renard des dunes,
Cœur insoumis, froid comme une lame de fer
En déchirant ma chair.

Les tornades de sable.
Je vois au sud les tornades de sable,
Au sud où le ciel brûlant du désert
Embrase les murs de terre.

Je parle avec colère.
Je porte au sud le feu de ma colère,
Au sud où les vents brûlants du désert
Embrasent les murs de terre.


Publié par kristo à 15:10:15 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

MONOLOGUE | 05 février 2007

C'est le diable si Dieu le su !
L'horizon noir
S'était enveloppé du soir
Comme d'un manteau superflu.

Un parfum caressait l'air.
La lune pâle,
Son sol rocheux comme chair,
Arrachait aux cieux presque un râle.

Un moment privilégié.
Fuite d'Amour
Aux médianes bleutées
De l'univers à contre jour.

L'homme libre de liens se confiait au hasard,
Contemplant à mi-yeux l'âme de ce spectacle rare
Où le monde en apparat s'effleurait de grâce.
Il s'exclama avec une amertume lasse :

« La fumée des usines et l'horizon trop flou.
La rage de tous ces hommes qu'on met à genoux.
Les quartiers sombres, silhouettes de femmes au cœur sali
Et les rues angoissantes où la violence se crie.

Vous êtes bien prétentieux, homme de trop de foi,
A vouloir semer l'ordre en construisant des lois.
Vous imposez le mal et démontrez le bien
Pour une morale précaire, par un pouvoir assassin.

Et sauver les apparences quant la vie tourne au gris
En se montrant plus fort que les sens que l'on trahit
Pour cracher tout haut, rage à la face du monde
Que l'on pourra bien un jour fuir le brasier immonde ! »

L'homme se retourna, son cri comme une déchirure
Se perdit sur l'écume, indifférente usure
Des flots insouciants qui menaçaient à la nuit
La mesure du temps s'effondrant dans l'oubli.


Publié par kristo à 15:06:21 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

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