Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Son corps nu juste à côté du tien,
Son corps endormi, se laissant aller à rien.
La douce chaleur de sa peau satinée
Et le velours étrange de ses cheveux emmêlés.
Son profil parfait, ses lèvres entrouvertes,
Figées par l'abandon de son image inerte.
La courbe de ses reins, l'ovale de ses seins.
Posée sur l'oreiller, longue et mince : sa main.
Le drap blanc laisse supposer
Le profil merveilleux de ses jambes croisées.
Les ombres pour prononcer le murmure de ce corps
Qui, sans cette vie qui en émane, supposerait la mort.
Hymne à la beauté, ode pour une femme.
Chanson d'amour pour le physique de son âme.
Hymne aux sens, ode d'un petit matin.
Chanson voluptueuse à l'accord incertain.
Publié par kristo à 15:04:22 dans Poèsies persos | Commentaires (0) | Permaliens
A l'automne, je comptais les oiseaux migrateurs
En suivant des yeux leur vol à l'horizon.
Mes sens excités me disaient combien leurs cœurs
Se grisaient des nouveaux soleils qui éclairaient leurs formations.
J'apprenais sans vraiment comprendre,
Fier de mes idées sans savoir les défendre.
Je m'efforçais de lire le message du temps,
Sachant qu'un jour, je ne serais plus un enfant.
Publié par kristo à 15:03:30 dans Poèsies persos | Commentaires (0) | Permaliens
Existe t'il quelque chose ou quelqu'un qui représente
Tout à la fois eau et feu, vent et terre ?
Existe t'il une courbe, un ovale, une tangente,
Une géométrie invariable face à notre logique amère ?
Existe t'il un sentiment transcendant
Nos relations viles, vides et superficielles ?
Existe t'il quand même un espoir latent
Pour effacer de nos esprits les rêves officiels ?
Existe t'il une raison à ces questions
Que le poète soupire en mal d'amour ?
Existe t'il une réponse à ces horizons
Dévoilés par un mal qui me revient toujours ?
Publié par kristo à 15:02:13 dans Poèsies persos | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai vu le Dieu des eaux,
J'ai surpris son regard brûlant
Et les cascades noires du Congo
Faisaient danser les étoiles au couchant.
Dans la nuit abyssale,
L'odeur du musc et la sueur des hommes fatigués
Enflammaient mon âme animale
Et j'ai suivi le temps et sa mémoire sacrée.
Sous l'arc de la nuit,
J'ai vu l'étincelle noire de tes yeux.
Femme de feu, tu m'as aimé sans bruit
Et je me suis perdu dans ton corps fiévreux.
Le vent du nord a soufflé,
Le cours du temps s'est cassé.
Les vieux ont regardé
La lune enflammée.
Les grands arbres des forêts
Se sont mis à chanter.
Quand le jour paraîtra,
J'irais chasser le caïman paresseux
Sur les berges des marigots d'Ekemba...
Où je serais mort déjà !
Publié par kristo à 12:03:13 dans Poèsies persos | Commentaires (0) | Permaliens
Julia, quand l'hiver vient blanchir nos lits
Et que je vois des menaces dans l'air.
Julia, il semble qu'il neige comme partout.
Mon Amour, serons nous encore là ?
Julia, le printemps est joie au-dessus de nous
Et tout est encore nouveau.
Julia, et tout est juste la même chose.
Serons nous encore là ?
Publié par kristo à 12:02:00 dans Poèsies persos | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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