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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

Vos avis m'intéressent !

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PORTE APPORTE | 02 février 2007

Alex grignotait une pomme, laissant paraître par instants,
Entre ses lèvres lipstick monochrome, ses dents
Pareilles à de petites perles nacrées.
Je la regardais dessiner de sa bouche soulignée
Des arabesques agiles
Et sa langue mobile,
Comme un sauvage petit animal,
Se joignait à ce ballet buccal.
Elle allait et venait, caressant le fruit sans esquive,
Goûtant son sang sucré avec une grâce pré digestive.

Et la regardant mastiquer, j'imaginais
Les parcelles du fruit comme son palais
Se divisant et se divisant encore,
Baignés de salive acide comme un remord
Jusqu'à l'absorption totale
Le long de sa gorge abyssale
Pour atteindre enfin son estomac,
Le creux de son ventre plat.

Ses yeux malicieux et mobiles
Me lançaient des injectives érectiles
Offrant à mon imagination lubrique
Un nombre invraisemblable de fantasmes érotiques
Que je savourais heureux et souffrant
De ne pouvoir les assouvir sur le champ.
J'aurais voulu lui montrer comment
Peindre une aiguille d'un trait innocent
Pour qu'elle me la plante en plein cœur
D'un geste infantile et moqueur.

Alex, la femme enfant, joyaux brillant dans cette étuve sensorielle,
Dans cette jungle tropicale où la fleur sauvage et le musc animal collaient au ciel
Et harmonisaient mes délires électriques,
Se donnant à corps joie des frasques excentriques.
Bientôt, avec une extrême délicatesse,
Elle me dévêtit à grande vitesse,
Offrant à ses yeux émerveillés
Son fantasme dévoilé
Puis s'éloigna de quelques mètres pour dessiner au bic
Dans l'espace suffocant une danse stroboscopique
Qui dévoilait avec une désinvolture freudienne
Ses formes de petite sirène.
Elle ferma les yeux avant de m'engloutir entre ses seins
Et c'est moi, grand Dieu, qui n'y voyait plus rien.


Publié par kristo à 12:01:11 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

La chaîne | 31 janvier 2007

C'est la rupture d'une chaîne aux maillons d'espoir

Quand la tension aux extrêmes se fait plus dure.

L'acier s'use aux endroits exposés où naissent les blessures

Jusqu'à la résistance ultime, sans honte et sans gloire.

 

C'est alors où se joue peut-être une vie,

Pendant de courts moments que les doutes ont surpris.

C'est alors le choix qui confronte les idées

Pour que le maillon fragile en vienne à céder.

 

C'est la chaîne d'une vie, celle qu'on n'a pas choisie.

C'est une chaîne parmi tant d'autres à nos chevilles.

C'est notre force et notre faiblesse, le métal qui nous habille

Et qui parfois nous protège mais qui souvent nous trahi.

 

C'est ta chaîne à toi, comme c'est la mienne

Et les points faibles de sa structure, les sommets de peine,

Je n'en connais pas la position, comment te les avouer.

C'est du sel de mes larmes qu'il te faudra les chercher.

 

Ce n'est que ma vie qui n'éclate ni n'éblouit.

Ce n'est qu'un peu d'elle, si tu veux la partager.

Ce n'est que cette chaîne que je voudrais te donner

Et partager nos détresses et partager nos vies.

 


Publié par kristo à 18:04:53 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

Solaire | 31 janvier 2007

Il était rond et rouge comme un fruit trop mûr
A la couleur d'un sang trop clair pour être pur.
Voilé au crépuscule d'une journée banale,
Enrobé d'azur, un ciel pastel, un placenta vital.

Il s'offrait à nos yeux comme un dernier hommage
Et nous le regardions, lui qui rougissait nos visages
En une longue caresse, nous chantant la triste ballade
De sa ronde autour du monde, comme une dernière boutade.

Moi, je pensais à elle, sans trop savoir pourquoi.
Peut être n'étais-je plus tout à fait moi.
Je pensais à elle, au bleu gris de ses yeux
Où je me noyais si souvent, oubliant d'être heureux.

Et lui, l'insondable, me rappelait les instants futiles,
Les mots irréfléchis, les rêves infantiles
Que nous faisions à deux, que nous ne vivrons jamais.
Je n'aurais jamais pensé que, comme lui, tu t'inclinerais
Face à ce qui te faisais si peur, face à ce que je ne pouvais comprendre ;
Parce que loin de ma logique, j'aurais dû apprendre !

Mais déjà la nuit gommait l'astre présomptueux
Pour endormir la mer, pour fermer nos yeux.
L'instant avait été si court, le crépuscule l'est toujours.
Peut être est-ce pour cela que j'écris l'amour.


Publié par kristo à 18:01:37 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

Préambule | 31 janvier 2007

Parce qu'il est dit qu'il n'est rien de solide, rien d'équilibré ni de durable dans tout l'univers, que rien ne demeure en son état, que chaque jour, chaque instant de chaque heure apporte le changement.

Parce que la poésie est une essence de vie, elle nous lie à l'humanité dans sa totalité en réalisant par ses craintes, ses haines, ses amours et ses visions, ce besoin profond d'une géométrie sensuelle dotée de régularités identifiables au sein de ces perpétuelles transformations.


Publié par kristo à 12:47:58 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

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