Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Me revoilà à Paris... Après quelques jours d'escapade au-delà des Alpes, suivant les chemins de l'instant et du soleil. En voyant ce spectacle, une brusque envie de mer. Direction Menton !
Publié par kristo à 07:54:42 dans Tubulures | Commentaires (0) | Permaliens
Le petit billet du soir.
Bientôt, quand il sera temps et que je serais prêt, ce corps devra se soumettre à la règle immuable régissant la matière : ce qui s'est assemblé devra se dissocier et ce qui s'élèvera naîtra de ce qui est tombé. Ce pourrait être une définition intéressante de la mort et de la vie. Qu'en penses-tu ? Il y a très longtemps, je croyais que la mort signifiait la fin de tout. Ou plutôt : je ne croyais en rien. Je ne penses pas m'être seulement vraiment posé la question. Claudel disait qu'un sceptique est une personne qui ne se doute de rien. Il avait sans doute raison. C'est le grand drame de cette époque moderne. L'impalpable ne fait plus partie de notre champs de raisonnement. Aujoud'hui, il faut voir. Saint Thomas aurait aimé cette époque. Ce vieux sceptique voulait contempler avant de payer. Comme si cela avait un sens ! En cela, la politique d'aujourd'hui est symptomatique. On reste loin d'un "I have a dream..." de MLK, de "Ich bin ein berliner" de J.F.K ou du "Je vous ai compris!" de C.D.G. (ho! il ne finit pas par un K celui-là). On est loin d'une vision, d'une espérance avec les catalogues de mesures de tous nos candidats. Sceptiques! Il nous faut du concret, du chiffrable, du lourd, du bidon et de la poudre aux yeux... Mieux maintenant, on en arrive à individualiser les promesses ! Et si on ne voulait qu'un peu d'horizon bleu ?
Publié par kristo à 23:39:54 dans Tubulures | Commentaires (1) | Permaliens
A une époque, je prenais Coelho comme le "voici" de l'ésotérisme. Par rapport à un Umberto Eco et son "pendule de Foucault" par exemple, je trouvais que Paulo ne valait pas un cachou ! Il faut avouer que je suis revenu sur ce jugement. Certes, il ne faut pas 3 dicos et 2 encyclopédies pour lire l'alchimiste, le Zahir ou Maktub mais justement, le grand mérite de Coelho est de s'adresser à tous avec une belle vision humaniste et le message d'une quête personnelle. Voilà un extrait du "manuel du guerrier de lumière" qui, je trouve, est un beau manifeste d'intentions et d'engagements. Simple dans les mots mais bien plus profond qu'il n'y parait.
MES VALEURS
Mes valeurs sont plus importantes que moi-même, ce sont elles qui fondent et justifient ma vie, ce sont elles aussi qui ont justifié la vie et peut-être la mort de mes ancêtres. Elles ont fait de moi ce que je suis et pour rien au monde je ne peux les renier sous peine de m'envoyer moi-même directement en enfer.
Mes valeurs sont au-dessus de moi-même, mon existence n'a aucune importance sans elles, et pour elles je suis prêt à la sacrifier si on m'y oblige.
Si quelqu'un, quelque part, prend des positions contraires et opposées à mes valeurs, je l'affronte ou je me retire, en aucune manière je ne laisse à penser que j'ai renié mes valeurs parce que cela équivaut à renier ma propre existence.
Mes valeurs sont fondées sur la tolérance, le respect et l'amour des différences.
Mes valeurs exigent le partage, la liberté, l'égalité et la compréhension entre tous les êtres.
Mes valeurs refusent les égoïsmes, l'intolérance et les esprits fermés.
Mes valeurs sont contraires aux obligations de profits, de bénéfices, des sociétés modernes dites économiques, à l'amour de l'argent pour le pouvoir qu'il procure et à toutes les souffrances qui en découlent directement ou indirectement.
Mes valeurs me demandent de fuir les contre-valeurs que sont : L'argent, la gloire, le pouvoir, l'égoïsme et la soif de puissance. Lorsque je reconnais ces erreurs chez les autres je sais qu'il me sont différents, ce que je refuse pour moi-même je n'incite pas les autres à l'idolâtrer, aussi je ne m'attache vraiment qu'aux personnes qui possèdent les mêmes valeurs que les miennes, les autres sont différents, mon but est de les aider à changer.
Mes valeurs sont éternelles et je le suis pas, mes valeurs sont immortelles et je ne le suis pas, mes valeurs de tout temps ont été défendues par des hommes illustres dont je connais les œuvres et des esprits éveillés dont je connais les manifestations, elles font référence à quelque chose en nous même que nous connaissons, un endroit qui les inspire, un sentiment, une conscience qui les justifient. Elles sont l'expression d'un état d'âme, d'une position de vie adulte, stable et réfléchie et ne sont pas négociables. Elles sont le reflet de ce que nous avons de plus précieux en nous même : notre âme et de la conscience que nous existons par et pour les autres, pour les aider dans leurs difficultés, pour soulager les souffrances et les amener à trouver ce chemin qui nous relie tous.
Pour ces simples raisons mes valeurs sont sacrées et pour rien au monde je ne veux, ni m'en éloigner, ni prendre une route contraire dont je sais à l'avance ou elle aboutie.
Même s'il faut me battre mes valeurs sont ma vérité et je la dit aux autres.
" Ne pensez pas que je sois venu mettre la paix sur la terre ; je ne suis pas venu mettre la paix, mais l'épée : car je suis venu jeter la division entre un homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle fille et la belle- mère ; et les ennemis d'un homme seront les gens de sa maison. Celui qui aime père ou mère plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui aime fils ou fille plus que moi, n'est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix et ne vient pas après moi n'est pas digne de moi."
" Celui qui croira avoir trouvé sa vie la perdra ; et celui qui aura perdu sa vie pour l'amour de moi, la trouvera. "
" Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez et il vous sera ouvert ; car quiconque demande, reçoit ; et celui qui cherche, trouve et à celui qui heurte, il sera ouvert. "
" Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par elle ; car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent. "
" Or soyez en garde contre les faux prophètes qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on du raisin sur des épines ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout bon arbre produit de bons fruits, mais l'arbre mauvais produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits, ni un arbre mauvais produire de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bon fruit est coupé et jeté au feu. Ainsi vous les reconnaîtrez à leurs fruits. "
" Que celui qui a des yeux pour voir, voit ; et que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. "
Évangile selon Mathieu
Un guerrier de la lumière est toujours vigilant. Il ne demande pas aux autres la permission de brandir son épée. Il ne perd pas non plus de temps à expliquer ses gestes ; il répond de ce qu'il fait. Il regarde à ses cotés et reconnaît ses amis. Il regarde derrière lui et reconnaît ses adversaires. Il est implacable avec la trahison, mais ne se venge pas ; il se contente d'éloigner les ennemis de sa vie, sans lutter avec eux plus longtemps qu'il n'est nécessaire. Un guerrier ne tente pas de paraître, il est.
Alors je répète : Les guerriers de la lumière se reconnaissent au premier regard. Ils sont au monde, ils font partie du monde, et ils ont été envoyés au monde sans besace ni sandales. Souvent ils sont lâches. Et ils n'agissent pas toujours correctement. Les guerriers de la lumière souffrent pour des sottises, ils se préoccupent de choses mesquines, se jugent incapables de grandir. De temps en temps, ils se croient indignes d'une bénédiction ou d'un miracle. Les guerriers de la lumière se demandent fréquemment ce qu'ils font ici. Souvent ils trouvent que leur vie n'a pas de sens. C'est pour cela qu'ils sont des guerriers de la lumière. Parce qu'ils se trompent. Parce qu'ils s'interrogent. Parce qu'ils continuent de chercher un sens. Et ils finiront par le trouver....
( Manuel du guerrier de la lumière) 1998
Publié par kristo à 22:54:25 dans Tubulures | Commentaires (0) | Permaliens
Que vous jugiez la vie digne d'être vécue ou non, vous aurez à la vivre. Pas d'évasion possible. Pas moyen de vous faire oublier. Le temps ne vous détruit pas, mais vous ne pouvez pas non plus le détruire. La vie doit être vécue, mais, bien sûr, vous pouvez décider à quel niveau vous la vivrez. C'est à dire si vous en savez assez et si vous êtes préparé à faire l'effort qui convient. Publié par kristo à 17:42:11 dans Tubulures | Commentaires (0) | Permaliens
CAÏN.
Je vis seulement pour mourir bientôt, et je ne vois rien
Pour me rendre la mort haïssable qu'un penchant inné,
Un odieux, pénible, dominant et toujours invincible
Instinct de vie, et que j'abhorre et hais, presque autant que je
Me méprise. Pourtant je ne puis le vaincre tout à fait.
Donc, hélas ! je vis. Que je voudrais n'avoir jamais vécu !...
LUCIFER.
Tu vis, et tu dois vivre pour toujours, mais ne pense pas
Que la terre, qui n'est que ton vêtement extérieur, est
L'existence... Elle cessera tôt d'être, et tu ne seras
Pas moins que tu ne l'es à présent...
Il se pourrait que tu deviennes semblable à nous.
CAÏN.
Et vous ?
LUCIFER.
Nous, nous sommes éternels...
CAÏN.
Mais avec ta puissance étonnante, qu'es-tu ?
LUCIFER.
Un être, qui
aspira à être Celui qui te créa,
Et ne t'eût pas fait l'homme malheureux que tu te dis...
N'ayant pas réussi à être Dieu, je ne voudrais être
Que ce que je suis. Il a vaincu, ce Tyran, donc qu'il règne !
CAÏN.
Qui ?...
LUCIFER.
Le Créateur de ton père et de la terre.
CAÏN.
Et du Ciel,
Et de tout ce qu'ils contiennent ; c'est ce que j'ai entendu
Ses Séraphins chanter, et c'est aussi ce que dit mon père.
LUCIFER.
Bah ! ils disent... ce qu'ils doivent chanter et dire sous peine
D'être ce que moi je suis, et ce que tu es, pauvre humain,
Des esprits puissants et des hommes forts.
CAÏN.
Et qu'est-ce que c'est ?
LUCIFER.
Des êtres osant se servir de leur immortalité,
Des êtres qui osent regarder le Tyran Tout-puissant
En sa face éternelle, et lui dire très fièrement que
Son mal n'est pas le bien. S'il est donc vrai qu'il nous a créés,
Comme Il le dit, ce que je ne sais pas, ni ne crois pas,
Mais s'Il nous a créés, Il ne peut défaire son oeuvre.
Nous sommes tous immortels. Voire ! Il l'a même ainsi voulu
Pour qu'il puisse nous torturer. Bien ! qu'Il le fasse ! Il est grand.
Mais dans Sa grandeur éclatante, Il n'est pas plus heureux que
Nous dans notre amer conflit. La bonté ne devrait pas faire
Le mal, et qu'a-t-Il fait autre chose que le mal ? Mais qu'il
Reste assis sur Son trône immortel, Lui, triste et solitaire,
Créant des mondes sans nombre, pour rendre l'éternité
Un peu moins ennuyeuse à Son immense existence morne,
Sa solitude non partagée à jamais par nul être.
Qu'il entasse sans cesse orbe sur orbe, ah ! qu'il reste seul,
Ce Tyran indéfini, mais cependant indissoluble.
S'Il pouvait s'anéantir, cela serait le meilleur don
Qu'Il eût jamais fait. Qu'Il continue à régner sur les mondes,
Qu'Il se multiplie dans Sa misère énorme et profonde !
Nous, Esprits et hommes, au moins nous sympathisons ensemble,
Et souffrant de concert de durs maux, nous rendons nos angoisses
Innombrables mais bien plus supportables, en dépit de Lui,
Par la douce sympathie illimitée de nous tous
Avec nous tous. Mais Lui, si misérable dans Sa hauteur,
Sans repos, dans son immuable misère, est obligé
De créer et de recréer... (peut-être créera-t-Il
Dans les siècles à venir Un Fils de Lui-même, comme Il
T'a donné un père, et s'il arrive qu'il agisse ainsi,
Sois-en certain, ce Fils sera sacrifié pour le monde.)
CAÏN.
Tu me parles-là de choses qui depuis longtemps flottent
En rêves à travers ma pensée, et je ne pouvais pas
Faire accorder ce que je voyais et ce que j'entendais.
Mon père et ma mère me parlent souvent, confusément,
De serpents, de fruits et d'arbres, et je vois, en peine, au loin,
Les portes de ce qu'ils appellent leur Paradis chéri,
Gardées par de fiers Chérubins, aux glaives flamboyants,
Qui nous en excluent, eux et moi, mais, hélas ! je sens le poids
Du labeur quotidien et du penser constant ; Je regarde
Autour d'un monde où je ne semble n'être presque rien, avec
Des pensées confuses, qui surgissent fortes en moi, comme si elles
Pouvaient maîtriser toutes choses ; mais je pensais en moi
Que cette misère n'appartenait qu'à moi.
Ma propre Adah.
Ma bien-aimée, ah ! Elle-même ne comprend pas non plus
L'idée qui m'accable tant. Oh ! Jamais jusqu'à présent
Je n'ai rien rencontré qui pu sympathiser avec moi.
C'est bien ! Je préfère m'associer avec des Esprits...
Lord BYRON.
Publié par kristo à 12:05:41 dans Tubulures | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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