Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Jean Claude : tu as raison ! Il y a des gens qui parlent mieux mais qui n'abordent pas le fond. Toi, il te manque la forme mais au moins, on peut rire en réfléchissant. Et si c'était une nouvelle façon d'enseigner la philosophie ? Finalement, c'est peut être plus explicite que les conclusions d'une fable Zen !
Jean Claude, si tu lis jamais ce post :
je cherche l'endroit ou ça ne fait pas mal quand on pince.
Publié par kristo à 10:44:38 dans Tubulures | Commentaires (1) | Permaliens
C'est une phrase de Goethe que j'avais repris sur un post précédent. J'y reviens aujourd'hui, de façon synthétique.
Je pense que le passé ne doit pas être oublié mais il convient de situer l'événement échu dans les conditions même du passé. C'est là être pragmatique et réaliste.
De la sorte, nul passé ne mérite d'être revécu puisque les conditions de l'événement ne seront plus jamais les mêmes. Pourquoi se lamenter et se torturer ? Vouloir revivre un passé, c'est s'enfermer dans une boucle qui empêche toute réalisation de l'instant, toute propension à accueillir l'événement nouveau et donc, oblitère les conditions de l'avenir.
Vivre (au réel sens du mot) dans le passé, c'est s'attacher encore des chaînes supplémentaires dont, vous en conviendrez, nous n'avons nul besoin ! (Nous en avons déjà tellement !).
Vivre dans le passé, c'est mourir, avant terme, à cette existence des formes dans laquelle nous manquerions l'expérimentation de la joie !
Ainsi, pour répondre à Marie, si avoir souffert ne s'oublie pas, souffrir passe. Ainsi, sans rien oublier, je pense qu'il est inutile de vouloir reproduire un événement s'il ne tient pas compte d'une réalité nouvelle et changeante.
Oui, deux âmes peuvent se consumer, brûlant d'un même feu mais il n'est pas de vrai changement qui ne soit pas radical et chaque âme doit aller à sa mesure. Chacun doit prendre conscience du chemin à suivre, du prix à payer et de ce qu'il est prêt à mettre sur la table.
Personne ne devrait jamais forcer l'autre : l'âme reste par nature essentiellement libre, en rapport unique de conscience avec la morale, son évolution et peut être même, pour ceux qui y croient, avec Dieu. (Même si l'autre, consciemment ou non, est dans l'attente d'une transformation qu'il voudrait vous voir lui imposer de force).
Sans doute ainsi nous rapprochons-nous d'une vérité fondamentale considérant que tout, partout, incessamment, est en mouvement et qu'il n'est rien de durable dans l'univers qui ne change et se transforme.
Pour conclure, cet extrait de « Elégie de Marienbaud » de Goethe :
C'est comme si elle disait : « Heure après heure
« La vie nous est aimablement offerte,
« Le passé nous laisse un piètre savoir,
« L'avenir, le connaître nous est interdit ;
« Et comme je redoutais la venue du soir,
« Le soleil sombra, et ce que je vis faisait encore ma joie.
« Fais comme moi et regarde, avec une joie tolérante,
« L'instant en face ! Nul atermoiement !
« Va vite à sa rencontre, bienveillant parce que vivant,
« Voue-toi à l'action, pour la joie, dévoue-toi à l'Amour ;
« Où tu es, que tout soit, dans une éternelle enfance,
« Et ainsi tu es tout, tu es invincible. »
Publié par kristo à 15:27:43 dans Tubulures | Commentaires (3) | Permaliens
Attention ! Pas de sensation d'abandon, pas l'ombre d'une tristesse ou d'un obscurcissement du coeur. Non, simplement seul. Fondamentalement seul, naturellement seul, agréablement seul. Oui. Comme absent de moi, absent de toi, absent de tout.
Cependant, dans la cavité de cette solitude, émane obligeamment l'évidence de la réalité, la clarté de l'exactitude. Ici, je suis. Ici, élémentairement livré à moi-même, j'existe. Le solde, la différence entre ce qui est, a été ou sera, n'existe pas. Il n'y a que l'éternelle création. Là est la citadelle.
Parfois, je le sais, il n'est nul besoin de fréquenter les déserts, d'armer des navires, de chercher les cimes. Pas de théâtre, pas de rituel. Quand la colonne jaillit, du sommet de la tête jusqu'au sol, c'est le signe. Puis, dans son expansion soudaine naît la réalité. L'autour disparaît, les sens se voilent, laissant la place à la conscience, débarrassée des miasmes de la raison. Il n'est pas de temps, pas de formes, pas d'envers, pas d'endroit. Là, dans la foule errante.
Publié par kristo à 13:09:31 dans Tubulures | Commentaires (0) | Permaliens
Cessez de vous apitoyer. Cessez de penser que vous n'avez pas votre place. De quel droit portez-vous des jugements sur vous que vous n'oseriez pas poser sur les autres ? Qui est le juge ? Apprenez le prix de la vie. Peu importe pourquoi vous vivez. Peut-être est-ce simplement pour être là, maintenant, aujourd'hui, dans la seule réalité qui existe : l'instant présent.
Cessez le jeu. Vivez, vivez, vivez ! Qui le fera à votre place ? Sortez du film de votre Ego. Tâchez d'exister, grands, ouverts, ardemment, à la hauteur de vos forces, sans autres limites que la vie des autres. Aimez, tendrement, courageusement, passionnément, rageusement. Aimez de toutes les façons qui vous conviendront. Enivrez-vous de la flamboyante émanation de la vie. Regardez là comme elle est. Ni garce, ni idéale. Simplement, merveilleusement : la vie ! Surtout, soyez sans peurs. La peur, c'est la porte de la mort et la mort n'est pas une absence de vie.
Lorsqu'il sera temps, seulement là, sans doute saurez-vous pourquoi vous avez vécu.
Publié par kristo à 14:33:39 dans Tubulures | Commentaires (1) | Permaliens
ALCHIMIE, ESOTERISME ETC...
Cette petite phrase en latin ne demande aucun commentaires.
Je l'ai posté chez LIBOU mais je me suis dit qu'elle avait sa place ici.
Trouvez-lui sa place chez vous !
Visitae Interiora Terrae, Rectificando Invenies
Occultam Lapidem
Traduction pour les nuls en Latin (dont je fais partie!):
visite l'intérieur de la terre, en rectifiant tu trouveras la pierre cachée.
Publié par kristo à 18:32:05 dans Tubulures | Commentaires (1) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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